Concerts 2001
" Musiques du 18ème siècle "
avec accompagnement instrumental
sous la direction de Françoise Lievens Souday
 Bullion: 31 mars - Vaugrigneuse: 29 septembre
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LE PROGRAMME
 
Ninguno çierre las puertas
de Juan del Encina
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Corten espadas afilada
Cancionero de medinaceli (XVIème)
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La blanche neige
de Francis Poulenc
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Tollite hostias
de Camille Saint-Saëns (1835-1921)
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Stabat Mater
de Juan Francès de Iribarren
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Puisque vivre en servitude
de Pierre Sandrin
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Pays, arrêté à mi-chemin
Musique de Darius Milhaud, sur un poème de Rainer Maria Rilke
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Una sañosa porfia
de Juan del Encina
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O bonæ Jesu
de Giovanni Perluigi Da Palestrina (1525/1594)
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L’adieu des bergers à la Sainte Famille
extrait de l'Enfance du Christ d'Hector Berlioz
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Laetatus sum F-Dur (RV 607)
d'Antonio Vivaldi (1678-1741)
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Psaume 18 Caeli enarrant
de Benedetto Marcello (1686-1739)
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Les paroles des oeuvres interprétées
Ninguno çierre las puertas
 
Ninguno çierre las puertas Siamor viniere a lla mar
Que no le a de a provechar
All amor obedes camos Con muy presta voluntad
Pues es de necesidad, De fuerza virtud agamos
Ell amor no rresistamos Nadie cierre a sulla mar.
Que no le a de a provechar.
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Stabat Mater
 
Stabat mater dolorosa, juxta crucem lacrimosa.
Dum pendebat Filius
Fac ut ardeat cor meum, in amando Christum Deum.
Ut sibi complaceam. Amen.
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Una sañosa porfia
 
Una sañosa porfia sin ventura va pujando
Ya nunca tuve alegria, Y my mal se va ordenando
Ya fortuna disponia Quitar mi prospero mando
Qu'el bravo leon d'España Mal me viene amenazando
 
Una generosa Virgen Esfuerzo les viene dando;
Un famoso caballero Delante viene volando
Con unna cruz colorada Y un espada relumbrando,
D'un rico manto vestido, Y toda la gente guiando
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S'obstiner à se battre (Una sañosa porfia)
 
S'obstiner à se battre n'est que vain entêtement.
Jamais plus n'aurai de joie, mon malheur est imminent.
Déjà Fortune a disposé pour mon bon règne un dénouement,
Car le sauvage lion d'Espagne me menace gravement.
 
Une Vierge généreuse leur donne bien du courage.
Un illustre chevalier prestement chevauche devant,
Portant une croix écarlate et une épée étincelante,
vêtu d'un riche manteau, toutes les troupes il va guidant.
 
Corten espadas afiladas
 
Corten espadas afiladas lenguas malas,
Corten espadas afiladas lenguas malas lenguas malas.
Mañana de San Francisco le vantado me an un dicho,
me an un dicho.
Corten espadas afiladas lenguas malas lenguas malas.
Libera me, Domine, alabiis yniquis, et a lingua dolorosa.
Lenguas malas lenguas malas.
Le vantado me an un dicho,
Que dormi con la niña virgo. Lenguas malas.
Beatus vir qui timet Dominum; yn mandatis eius volet nimis.
Lenguas malas, lenguas malas.
Corten espadas afiladas, corten espadas afiladas,
Lenguas malas, lenguas malas, lenguas malas, lenguas malas.
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Puisque vivre en servitude
 
Puisque vivre en servitude Je devais, triste et dolent.
Bien heureux je me répute D’être en lieu si excellent.
Mon mal est bien violent, mais amour le veut ainsi,
Veuillez en avoir merci, veuillez en avoir merci.
 
Votre beauté sans pareille Ne doit prendre à déplaisir,
S’à l’aimer je m’appareille, Car mieux on ne peut choisir.
Si j’ai par trop de désir, j’ai beaucoup de foi aussi,
Veuillez en avoir merci, veuillez en avoir merci.
 
Vous seule êtes la fortune Qui mon heur va mesurant,
Si vous m’êtes opportune peut me chaut du demeurant.
Sans vous je vis en mourant Et m’est le jour abscurci.
Veuillez en avoir merci, veuillez en avoir merci.
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O bonæ Jesu
 
O bonæ Jesu! miserere nobis,
quia tu creasti nos,
tu redemesti nos sanguine tuo pretiosissimo.
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La blanche neige
 
Les anges, les anges dans le ciel
L'un est vêtu en officier, L'un est vêtu en cuisinier
Les autres chantent, Et les autres chantent
la la la la la la la la la la la la la la, beau soleil
Le cuisinier plume les oies, ah
Ah! tombe neige, Tombe et que n'ai-je 
Ma bien aimée entre mes bras.
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Pays, arrêté à mi-chemin
 
Pays, arrêté à mi-chemin entre la terre et les cieux,
aux voies d'eau et d'airain, doux et dur, jeune et vieux,
vers d'accueillantes mains,
beau pays achevé chaud comme le pain!
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 L’adieu des bergers à la Sainte Famille
 
Il s’en va loin de la terre Où dans l’étable il vit le jour.
De son père et de sa mere Qu’il reste le constant amour!
Qu’il grandisse, qu’il prospère, et qu’il soit bon père à son tour! 
  
Oncques si, chez l’idolâtre, il vient à sentir le malheur,
Fuyant la terre marâtre, chez nous qu’il revienne au bonheur!
Que la pauvreté du pâtre reste toujours chère à son coeur! 
 
Cher enfant Dieu te bénisse, Dieu vous bénisse, heureux époux!
Que jamais de l’injustice vous ne puissiez sentir les coups!
Qu’un bon ange vous avertisse des dangers planant sur vous! 
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Tollite hostias
 
Tollite hostias et adorate Dominum in atrio sancto ejus.
Laetentur coeli, et exultet terra quoniam venit.
Alleluia. Alleluia.
Alleluia. Alleluia. Alleluia. Alleluia. Alleluia. Alleluia.
Laetentur coeli, et exultet terra quoniam venit.
Alleluia. Alleluia.
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Laetatus sum
 
Laetatus sum in his quae dicta sunt mihi:
In domum Domini ibimus.
Stantes, stantes errant pedes nostri, 
in atriis tuis Jerusalem.
Jerusalem, quae aedificatur ut civitas:
Cujus participatio ejus in idipsum.
Illuc enim ascenderunt tribus, tribus Domini:
Testimonium Israel ad confitendum nomini Domini.
Quia illic sederunt sedes in judicio,
Sedes super domum David.
Rogate quae ad pacem sunt Jerusalem:
Et abundantia diligentibus te.
Fiat pax in virtute, in virtute tua:
Et abundantia in turribus tuis.
Propter fraters meos et proximos meos,
Loquebar pacem, pacem de te:
Propter domum Domini, Domini Dei nostri,
Quaesivi bona tibi.
Gloria Patri, Gloria, Gloria et Filio,
Et spiritui Sancto.
Sicut erat in principio, et nunc et semper, et in saecula,
Et in saecula, in saecula saeculorum, in saecula saeculorum amen (ter)
Amen, Amen.
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Psaume 18
 
I
I cieli immensi narrano del grande iddio la Gloria
all' universo annunzia, il firmamento lucido
quanto sieno mirabili della sua destra l'opere,
II
Il di che nasce di lui ragiona, 
il di che more, di lui ragiona,
Ed una notte racconta all' altra
la sapienza del loro, del loro autore,
III
Non avvi popolo
tal favellar, tal favellar, da cui non odasi tal favellar;
sino negli ultimi che bagna il mar, che bagna il mar;
sino negli ultimi remoti termini che bagna il mar;
 
IV
Per magnifica tenda l'Altissimo, l'Altissimo
diede al Sol questi cieli, e per talamo,
la carriera esultando incomincia,
segue il corso leggiero instancabile,
sin ch'arrivi a posarsi all' occaso.
sin ch'arrivi a posarsi all' occaso,
 
Non v'è mare, cui non giunga il calor suo benefico;
non v'è pianta, non arbore, non v'è terra, Non v'è ferra,
non arbore,
cui non giunga il calor suo benefico,
V
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
V
O quanto piu dell' oro, quanto piu delle gemme
son preziosi, e quanto
si denno piu bramar,
O quanto son piu dolci del mele, e piu soavi,
che l'Ape industriosa da fior sappia formar!
Ma, lasso!
e chi fia mai che giunger possa,
tutte a conoscer chiaro le colpe ond' ei t'offende?
 
 
 
 
 
 
VI
Allor tu gradirai, Signor, le preci e i voti
ch'umil ti porgero,
e del cor i segreti pensieri ch'io per
sempre a te rivolgero.
Nell' alta tua, Signor, pieta infinita.
VII
Sta la mia vita,
sta la salvezza mia, sta la mia vita
 * * *
Psaume 18
 
I
Les cieux immenses racontent la gloire de l'éternel
Et le firmament étincelant annonce à l'univers
Combien sont admirables les oeuvres de sa dextre
II
Le jour qui naît parle de lui, 
Le jour qui meurt parle de lui
Et une nuit raconte à l'autre nuit, 
La sagesse de leur auteur.
III
Il n'y a pas de peuple si barbare soit il
Chez qui l'on entende un tel langage
Leur chant se répand
Jusqu'aux plus lointains et secrets rivages
Que baigne la mer.
IV
Le Très Haut donna au soleil
Ces cieux pour tente magnifique et pour lit nuptial
De là, tel un époux se levant,
Ce champion fastueux très fort
Commence en exultant son chemin
Surgissant rapide de l'Orient
Et s'appuyant au sommet du ciel
Il suit son cours léger, infatigable,
Jusqu'à ce qu'il arrive à se poser au couchant
 
Il n'est ni mer, ni terre, ni peuple
Il n'est ni plante, ni bête fauve, ni arbre
Qui ne soit touché par sa chaleur bénéfique.
 
V
O immaculée et pure, sainte divine loi
Selon laquelle toute âme s'adresse à son créateur
Qui est le témoin fidèle de sa volonté souveraine,
Inspire de la sagesse dans le coeur des simples !
 
Oh juste et droite loi qui remplit de joie
Les âmes  qui placent leur plaisir en son observation
Ses préceptes sont pleins de divine lumière
Qui illumine de ses rayons l'esprit et la pensée !
 
La crainte de Dieu, qui est sainte, 
Car fille de l'amour
Etablit son règne dans le coeur
Et n'a jamais de fin
Les décrets éternels du Très Haut 
Qui gouverne le monde
Sont eux mêmes justice et vérité:
V
Oh combien plus que l'or, Combien plus que les joyaux
Sont ils précieux
Et combien se doivent ils désirer davantage !
Oh combien sont ils plus doux, 
Plus suaves que le miel 
Que l'industrieuse abeille 
Sache produire des fleurs !
C'est pourquoi ton humble serviteur,
Seigneur, jalousement
Les observe et les observera
Toujours autant qu'il pourra;
Car, à les observer,
Il trouve une grande récompense
Qui est tout son plaisir, tout son bonheur.
VI
Alors tu accepteras, Seigneur,
Les prières et les voeux
Qu'humblement je T'adresserai
Et les pensées secrètes de mon coeur
Que j'élèverai pour toujours vers toi.
VII
Seigneur, dans ta haute et infinie pitié
Se trouve mon salut, se trouve ma vie.